Lafarge, informateur auprès de l’Etat Islamique pour l’Etat français ?

Tiens tiens ? Libé fait une Une explosive sur les dernières révélations de l’affaire Lafarge sur les relations avec l’Etat Islamique. Il n’y aurait pas une petite enquête judiciaire pour complicité de crimes contre l’humanité qui pourrait s’ouvrir ? Ça ferait désordre pour ceux qui parlaient la main sur le cœur des “valeurs de la République, tout ça”…

“Nouvel” antisémitisme français, 16 années au moins gâchées

Septembre 2000, c’est le début de la deuxième Intifada et c’est là que tout a commencé à basculer en France. Chaque semaine, une synagogue brûlait et une agression antisémite avait lieu en France. Mais là, le changement était profond.
L’antisémitisme avait changé de visage. Il n’était plus l’antisémitisme d’extrême droite classique, celui qu’on avait appris à reconnaître et à haïr depuis la Libération et la chute de Vichy. L’antisémitisme avait pris un nouveau visage, celui des jeunes vivant en banlieues et issus de l’immigration maghrébine musulmane se réclamant de l’islam et de la solidarité avec la Palestine. En mars 2002 sortait un livre qui avait fait à l’époque beaucoup de bruit, Les Anrifeujs. Il avait été coécrit par SOS-RACISME et l’UEJF. Ce livre comprenait des sondages sur l’antisémitisme en France dont les résultats étaient alarmant et démontrait bien l’existence d’un antisémitisme de gauche.

D’ailleurs, il faudrait aussi rappeler qu’historiquement, l’antisémitisme est né en France dans les rangs de la gauche au XIXème siècle. Il n’avait donc jamais vraiment disparu. Bien au contraire, il a toujours existé. Le régime de Vichy avait également été porté par une assemblée nationale de centre-gauche. On a tendance à l’oublier.

À la fin du livre, on peut voir un dialogue entre Pierre Lellouche du RPR et Julien Dray du Parti Socialiste et fondateur de SOS Racisme. Et contrairement à la réalité du terrain et à la réalité historique tout court, Julien Dray, déjà, se mettait à nier la réalité du nouvel antisémitisme de gauche des jeunes de religion musulmane alors même que ni l’antisémitisme de gauche ni l’antisémitisme arabo-musulman ne sont réellement une nouveauté comme nous l’avons régulièrement démontré à Radio Expres’Sion.

Alors comme à Radio Expres’Sion nous n’avons pas la mémoire courte, on remet cette interview là, pour le “souvenir”, et vous pourrez voir ce que disait déjà à l’époque en mars 2002 Julien Dray, co-fondateur de SOS RACISME. On vous laisse juger.

De 2002 à 2018, cette haine n’a pas changé, mais elle n’a fait qu’empirer et contaminer toute la société française au point qu’aujourd’hui, les morts causées par cette haine se comptent par centaines et touche tout le monde.

16 années gâchées alors qu’on savait déjà tout.

 

La cérémonie funéraire de Johnny et la chronique d’une haine ordinaire de Libé

Chronique d’une haine ordinaire chez Libération avec ce billet de Luc Le Vaillant, chef de la rubrique “Portrait”, qui incendie Johnny et la ferveur populaire l’entoure. Pour mieux idôlatrer une République laïcarde dévoyée de ses principes et déracinée de toute origine chrétienne alors que la France n’est pas née en 1905, Luc Le Vaillant dresse un bûcher pour le cadavre de Johnny Hallyday, sa famille, ses fans et la cérémonie de son enterrement catholique.

“Le plus intéressant dans cette cérémonie est qu’elle témoigne de la difficulté de la République à imaginer des codes et des rituels en matière funéraire. La mort reste la chasse gardée de la religion, même si on applaudit désormais la sortie du cercueil et si chacun joue sa partition éplorée au-delà des cantiques référencés. Face au jansénisme protestant, au silence judaïque et à la prudence d’un islam controversé, le catholicisme sait faire valoir ses atouts historiques pour emporter la mise au sein de la société du spectacle. Il peut compter sur son patrimoine immobilier chamarré, sur ses tenues d’une excentricité gender comme sur ses objets du culte dorés sur tranche.” écrit-il.

Mais la République n’a pas à se substituer aux religions en matière funéraire espèce de haineux ! Toi qui te prétends défendre la laïcité, la laïcité n’est-ce pas la neutralité de l’État ? La laïcité, n’est-ce pas à la base le respect des croyances et le droit pour tous de pratiquer sa religion ? A moins que toi, journaliste professionnel du quotidien de référence de “gauche”, tu ne sois pas “neutre” (euphémisme) à ce que Johnny et sa famille soient croyants et catholiques ?

Tu te réclames des Lumières ? Alors retiens que les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen disposent que “Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.”. De même, si depuis la loi de 1905 l’Etat est neutre et ne reconnaît aucun culte, il ne les ignore pas non plus.

Et non, il n’y a pas eu de confusion des genres entre la République et la cérémonie catholique. Macron a fait son discours à l’extérieur de l’église de la Madeleine, ce qui était sa juste place conformément au protocole républicain, et en plus face à l’immense public qui était présent pour lui rendre hommage à l’immense artiste qu’il était.

Deux ans après les attentats du 13 novembre 2015, se taire est impossible

Vendredi 13 novembre 2015, c’était il y a deux ans. La douleur est toujours vive. Je repense encore souvent à cette alerte-info que j’ai reçue sur mon téléphone portable ce vendredi soir là : “fusillade au Bataclan”. J’avais immédiatement allumé la télévision et on voyait en direct Paris en pleine effusion de sang. Le Bataclan était plein de jeunes amateurs de rocks et métaleux venus assister à un concert des Eagles Of Death Metal. Puis la barre d’information de BFM-TV faisait tourner en boucle cette comptabilité macabre qui allait en montant au fur et à mesure des nouvelles informations : “au moins 50 morts dans le Bataclan”, “au moins 60 morts au Bataclan”, “au moins 80 morts au Bataclan”… les chiffres du massacre n’arrêtaient pas de grimper. Jusqu’où ? Il y avait aussi des gens que je connaissais indirectement. Pour la première fois de ma vie, j’ai senti que j’ai frôlé un attentat. Mais un attentat, on y est ou on n’y est pas. Et quoi que j’ai pu ressentir, cela n’a rien d’égal au chagrin qu’ont ressenti ceux qui ont perdu quelqu’un ce soir-là.

Les djihadistes n’ont pas frappé par hasard. Plein de jeunes et moins jeunes étaient dans les restaurants et terrasses de cafés. Un match de football France-Allemagne se jouait au Stade de France à Saint-Denis. Le scénario des djihadistes était simple : faire pire que Charlie Hebdo et Hyper Casher, c’est-à-dire faucher le plus de vies possibles, punir, châtier, indistinctement. S’ils avaient pu faire de Paris tout entier un cimetière, ils l’auraient fait. Leur cible, c’était la vie.

Pourtant, le 7 janvier 2015, la même année, à Charlie Hebdo, des journalistes, des employés de la rédaction et des flics ont été tués parce qu’ils avaient caricaturé le prophète Mohammed. Le lendemain, c’était Clarissa Jean-Philippe, une policière stagiaire sans arme qui était tuée d’une balle dans le dos, parce qu’elle était flic et à côté d’une école juive. Le surlendemain, le vendredi 9 janvier, c’était une épicerie cashère où quatre hommes ont été tués parce qu’ils étaient juifs.

Cela aurait dû être un avertissement suffisant pour les autorités que d’autres massacres allaient se produire. Mais rien n’a été fait malgré les “Je suis Charlie”. Et le vendredi 13 novembre 2015, ces fous d’Allah ont frappé de nouveau. Ces gens qui sont morts ce jour-là n’étaient ni journalistes, ni juifs, ni flics. Ils n’avaient pas publié de caricature du prophète. Ils étaient contre toute haine. Leur seul tort, c’était d’être de se divertir dans Paris un vendredi soir dans des bars, dans une salle de concert, voire d’être tout simplement dans la rue. Cette salle, j’aimais y aller et j’aime toujours y aller. C’était et c’est toujours une de mes salles de concerts préférées. Très bonne disposition, très bonne sonorisation, très bonne ambiance et très bonne programmation, en particulier dans la musique Métal. J’avais réservé un billet pour aller à un concert des Deftones le dimanche 15 novembre 2015. Ceux qui étaient ce soir-là au Bataclan, c’était le même genre de public que je croise en concert. C’était pour moi un déchirement de voir les photos des visages des victimes, les posts de mes contacts sur Facebook qui demandaient des nouvelles sur leurs proches. Paix à leur âme. Courage et solidarité avec ceux qui ont perdu un proche ce soir-là.

Depuis des années, on assiste à une montée des paroles haineuses sur Internet et aussi dans les manifestations. Il suffisait de voir ceux qui hurlaient “Mort aux Juifs” dans les manifestations pro-palestiniennes au début des années 2000, c’était déjà un signal d’alarme éloquent. Il fallait aussi se rappeler toutes ces tombes profanées, juives et chrétiennes. Tous ces appels sur les réseaux sociaux, tous ces signes de croix gammées et saluts nazis aussi qu’on faisait dans les manifestations pro-palestiniennes durant l’été 2014 et qui ont été couvertes par les associations de gauche et d’extrême-gauche qui défilaient avec elles. Les meurtres de Ilan Halimi et les attentats de Mohammed Merah aussi étaient des avertissements. Mais les gouvernants n’ont rien fait et n’ont rien voulu voir.

Personnellement, en tant que juifs et français, je savais qu’une chose comme ça se produirait. Chez les juifs, il faut dire qu’on a une mémoire collective vieille de plus de 4000 ans. L’histoire, ça vous donne une certaine conscience morale confrontée à la pratique. Et 4000 ans d’histoire, croyez-moi que cela donne un sacré recul en termes de conscience historique sur les conséquences autodestructrices dans l’histoire des Nations qui basculent dans ce nihilisme suicidaire qu’est la haine des Juifs. C’est d’ailleurs pareil pour tous les types de racisme. Je pourrais vous en parler un rayon dessus. Dans les conversations familiales et amicales, on en parlait depuis des années du poison pour la France qu’est la montée de l’antisémitisme. Donc oui, c’était prévisible : mêmes causes, donc mêmes effets. L’actualité a une nouvelle fois démontré combien la haine des Juifs conduit irrémédiablement et fatalement à une haine de soi et donc au suicide d’une Nation.

Seuls les inconscients ne veulent rien voir. Mais après ce XXème siècle, siècle le plus meurtrier de l’histoire humaine, on n’a plus d’excuse valable. La barbarie est toujours dans le fond la même. Quand on se plonge dans l’histoire, on se rend vite compte que les barbares d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux d’hier, l’islamo-nazisme et la couverture que lui assurent les “républicains” et l’extrême-gauche n’ont rien de nouveau. Bien au contraire, l’histoire se répète. Les fachos dans l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale n’ont pas tous été blancs, européens ou de confession chrétienne ! On refait une drôle de guerre, malgré tous ces morts. On réplique à des terroristes par des ours en peluches et des bougies, comme si cela éloignerait le risque d’attentats. Ce sont nos nouveaux grigris et fétiches modernes à qui on attribue le pouvoir d’éloignement du mauvais sort. Foutaises ! Oui il faut se recueillir, allumer des bougies et continuer d’aller à des matchs, à des concerts, à des bars, à faire de la musique, que les filles puissent sortir seules dans la rue, etc. Mais ce n’est pas ça qui va nous protéger des autres attentats. Par-dessus tout, il faut d’abord une prise de conscience collective pour analyser sans concession ni peur le mal qui nous frappe et le combattre, sans attendre que la solution nous tombe du ciel par les gouvernants-complices. On a oublié la leçon de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant allemand arrêté en 1937 qui dénonçait la lâcheté des intellectuels de son pays face à la montée du nazisme :

Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit car je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit car je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit car je n’étais pas syndicaliste.
Et quand ils sont venus me chercher, il n’existait plus personne qui aurait voulu ou pu protester…

Cette stratégie des fascistes reprise par les djihadistes est pourtant bête et vieille comme le monde : diviser pour mieux régner. Mais nous avons été plus bêtes qu’eux et sans mémoire. Cela nous a coûté le mitraillage de plusieurs innocents. Aujourd’hui comme hier, les collabos sont toujours plus nombreux que les vrais résistants qui prennent des risques. Sauf que maintenant, on ne combat plus en faisant sauter des ponts, des camions ou des casernes. On doit combattre en prenant une plume, un crayon, un clavier, en faisant une guerre contre le mal et la banalisation du mal. Car cela a continué : attentats de Barcelone, Londres, Bruxelles, New-York, etc. Sans compter aussi des crimes de “plus basse ampleur” (sic !) comme l’assassinat du père Jacques Hamel en pleine messe et les déséquilibrés qui courent les rues.

L’avenir des générations futures en dépend. C’est le monde qu’on va leur laisser. J’ai 34 ans, ce qui est encore relativement jeune, mais plus tellement. Et d’aussi loin que remonte ma mémoire, je vois une sale mentalité s’ancrer de plus en plus et qui est là pour rester. “Se taire est impossible” disaient les deux rescapés des camps nazis Elie Wiesel et Jorge Semprún. Celui qui se tait est un homme non-révolté. Autrement dit, il est déjà mort ou un mort-vivant. Alors restons vivants et ouvrons la !

Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné » reconnait un ancien ambassadeur des USA

Assad et Poutine

Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné », reconnaît Robert Ford, ex ambassadeur des USA, dans une interview exclusive accordée à The National, média émirati basé à Abou Dhabi et mentionnée par lecourrier-du-soir.com. Le diplomate américain ne mâche pas ses mots. « La guerre se ralentit petit à petit. Assad a gagné et il restera au pouvoir. Peut-être qu’il ne sera jamais tenu responsable (des atrocités) et l’Iran sera en Syrie pour y rester. Voilà la nouvelle réalité que nous devons accepter et nous n’y pouvons pas grande chose ».
 
Nous en parlons régulièrement sur notre page Facebook. La victoire de la Syrie baasiste sur le terrain est réelle. L’armée de Bachar Al-Assad reprend de nombreuses villes à l’ouest et au sud du pays tandis que dans les airs, c’est la Russie de Poutine qui règne en maître. Au Liban, l’armée et le Hezbollah agissent de concert pour éliminer les poches djihadistes à l’est du pays et à l’ouest de la Syrie. Le jeu trouble des occidentaux sous Barack Obama, des puissances européennes membres de l’OTAN et des monarchies arabes sunnite est un échec cuisant qui se retourne diplomatiquement contre eux, ainsi que contre les sunnites qui ont massivement rejoint les rangs de Daesh et de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie).

En rouge les zones sous contrôle de Bachar Al-Assad,
En vert, les zones de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie)
En noir les zones de Daesh
En jaune les zones kurdes

 
La Mésopotamie et le Levant sont en passe d’être totalement dans la main des chiites qui regardent l’Iran comme le “Grand Frère” et les Ayatollahs d’Iran comme les dirigeants spirituels. C’est la victoire à titre posthume de l’Ayatollah Khomeiny et de son projet d’exporter la révolution islamique chiite de 1979.
 
Seul espoir pour que la région ne bascule pas totalement dans la main des Ayatollahs d’Iran : la naissance d’un Kurdistan libre et indépendant. Un référendum se tiendra à cet égard le 25 septembre prochain pour l’autonomie du Kurdistan irakien.
 
Pas sûr cependant que la Turquie de Erdogan voit cette autonomie d’un très bon œil, elle qui comporte en son sein 21 millions de kurdes parmi ses 80 millions de citoyens. La Turquie pourrait aussi décider d’entrer de plain-pied en Irak pour empêcher ce projet, elle qui occupe déjà la partie nord de la Syrie dans le district d’Azaz, ce qui ferait prendre une nouvelle dimension à la guerre de Mésopotamie qui dépasse déjà le cadre d’une guerre régionale.
 
Source : 
http://lecourrier-du-soir.com/2017/08/29/guerre-en-syrie-bachar-al-assad-a-gagne-reconnait-robert-ford-ex-ambassadeur-des-usa/

Carla del Ponte fustige la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie

Dans un entretien à un journal suisse Blick, la magistrate accuse le Conseil de sécurité des Nations unies « de ne pas vouloir établir la justice » sur la situation en Syrie.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des années avec l’implication d’acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Au début, il y avait le bien et le mal. L’opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal », estime Carla Del Ponte. Désormais, « tous en Syrie sont du côté du mal. Le régime a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et a utilisé des armes chimiques. Et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes », juge-t-elle.

« Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n’en ai pas vu au Rwanda, ni dans l’ex-Yougoslavie. »

Source :

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/06/je-suis-frustree-j-abandonne-carla-del-ponte-fustige-la-commission-d-enquete-de-l-onu-sur-la-syrie_5169325_3210.html#zXqZtE3c1fpMB02X.99

Avec LREM, bon retour en République populaire de Pologne !

Dans un post sur sa page Facebook de ce 18 mai 2017, Daniel Vaillant, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement Jospin, candidat PS au législatives, annonce qu’il se présentera sous l’étiquette “majorité présidentielle” alors qu’il n’a pas été investi par LREM [1].

On se croirait en République populaire de Pologne avant la chute du Mur de Berlin. Avant 1989, la Pologne était une république assujettie à l’URSS. Elle n’avait pas juridiquement son indépendance.
Mais les Polonais avaient quand même le droit de voter, ce qui était un héritage de la Deuxième République Polonaise (1918-1939) que les soviétiques ont bien voulu laisser aux Polonais, mais en entravant le plus possible cette liberté de vote.

Contrairement à la Russie soviétique qui était sous le régime du parti unique avec le Parti communiste, on votait en Pologne et il y avait donc un pluripartisme. Il y avait trois grands partis politiques qui se répartissaient le pouvoir dans la période 1948-1989 : le parti démocratique polonais, le parti paysan unifié et le parti ouvrier unifié. La Pologne avait donc en apparence des élections démocratiques et un mode pluripartiste. Mais les jeux d’alliances, les combines politiciennes et la vassalisation juridique à Moscou empêchait toute politique indépendante dans l’intérêt propre des Polonais. Les polonais ne pouvait donc jamais voter contre le Pacte de Varsovie de 1955 groupant les pays d’Europe de l’Est avec l’URSS.

Et bien c’est ce que nous sommes en train de vivre désormais en Europe occidentale et notamment en France. L’idéologie dominante pro-européiste-mondialisée et la volonté carriériste sont tellement fortement ancrés dans les partis LR-EM-MODEM-PS-UDI-EELV-PCF qu’elle transcende les clivages de partis au service d’un même programme pour la Nation, au point qu’il n’est pas abusif de considérer que nous sommes de facto entrés depuis 40 ans dans un régime de parti unique.
Pendant la guerre froide, on avait des experts en soviétologie qui nous permettaient de voir plus clair. On aurait dû aussi créer des cours de européologie et de libérologie. Mais à la place, on a fait des cours d’économie et de droit européen pour mieux nous bourrer le crâne. C’est encore plus clair, avec un Jean-Claude Juncker qui considère qu’il “ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.”[2]

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[1] https://www.facebook.com/daniel.vaillant/posts/10155360997612708?pnref=story

[2] Jean-Claude Juncker, 28 janvier 2015, Bruxelles, entretien au Figaro, dans Jean-Claude Juncker : «Pas question de supprimer la dette grecque»
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/28/20002-20150128ARTFIG00441-jean-claude-juncker-pas-question-de-supprimer-la-dette-grecque.php

Ce que Raymond Aron pensait du libéralisme économique de Friedrich Von Hayek

Raymond Aron était un sociologue, un philosophe et un homme qui s’est engagé très tôt dans la Résistance en rejoignant De Gaulle à Londres. Ayant été témoin de la montée du fascisme en Allemagne et en France, il a passé sa vie à critiquer les idéaux totalitaires qui pouvaient nuire aux sociétés libertés, comme l’idéal d’une société marxiste. Mais tout en étant un critique lucide de Marx et en se définissant comme libéral sur le plan politique, Raymond Aron était un farouche critique du libéralisme sur le plan économique. Raymond Aron était en particulier opposé à l’idéologie ordolibérale de Friedrich Von Hayek décrite dans son livre “La Route de la Servitude” (1944) qui est un livre incontournable pour les néo-libéraux. Pour mémoire, Hayek était le mentor de Milton Friedman et de Margaret Thatcher, mais il était également consulté par le comité de rédaction du Traité de Rome instituant la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1957.

Dans les cours qu’il donnait à l’ENA en 1952 et publiés en 1997 en Livre de poche, Raymond Aron expliquait déjà que le libéralisme économique portait les germes d’une société totalitaire qui ne pouvait s’imposer aux peuples que de manière non démocratique :

« La compétition pour l’exercice du pouvoir, c’est-à-dire la démocratie politique, paraît, à la longue, incompatible avec le libéralisme économique. La plus grande erreur des libéraux, me semble-t-il, est d’avoir cru que le libéralisme politique et le libéralisme économique allaient de pair. Je pense que le libéralisme politique, si on définit ainsi le système électoral, parlementaire, de compétition pour l’exercice du pouvoir, conduit de manière presque fatale à un système d’économie partiellement dirigée et partiellement socialiste. Personnellement, je crois que si l’on voulait, à l’époque moderne, avoir un système économique libéral tel que le souhaitent M. von Hayek ou M. Jacques Rueff, il faudrait la dictature politique. »

Raymond Aron, Introduction à la philosophie politique, Paris, Le livre de poche, p. 127

 

La méfiance du parlementarisme par les Pères fondateurs de l’Europe

On parle souvent de “déficit démocratique” et de “défiance” des citoyens à l’égard de l’Union européenne. Mais cette défiance de l’Union européenne à l’égard des citoyens se vérifie dès ses origines, en particulier sur la grande méfiance des Pères fondateurs de l’Union européenne à l’égard des Parlements nationaux chargés de représenter les peuples… en particulier l’Assemblée nationale française !

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