Terrorisme : nommons l’ennemi qu’est l’Islamisme radical pour mieux le combattre !

Le terrorisme est une maladie. Il est au XXIème siècle ce que le nazisme fut en XXème ou encore les guerres de religions aux siècles passés… La situation exige rigueur et sérieux pour en chercher les causes. Peut-on tenter d’analyser un fait, lui apporter une explication, un pseudo remède en l’isolant de tout le reste ? Comment parler de terrorisme sans parler de l’environnement dans lequel vivent ces djihadistes ? Tant que nous pointerons un doigt coupable et facile pour désigner l’autre comme responsable (que ce soit un individu, une religion, un pays…), nous ne ferons pas face à nos responsabilités et le changement ne viendra pas.

Comme le rappelait Abdelwahhab Meddeb dans son ouvrage “La Maladie de l’Islam”, toute critique pour être honnête doit commencer par soi-même. Il est tellement facile de projeter sur l’autre toutes les responsabilités sans évoquer les systèmes d’intégration des pays où sont nés et vécus ces jeunes désœuvrés, ces Ignorants d’Allah, de Nice à Berlin et Paris. Eux agissent et nous payons le prix fort pour leur criminel délire. Il ne sert plus de parler ou d’écrire, ni de tendre l’autre joue ou accuser autrui. Il faut nommer l’ennemi pour mieux le combattre. A cette fin, agissons, ensemble.

Quand la classe politique européenne va-t-elle vraiment agir ? Quand va-t-elle prendre réellement le mal à la racine ? Combien faudra-t-il encore de dizaines, de centaines de morts innocents ? Quand va-t-elle enfin s’attaquer au vrai problème du radicalisme religieux qui sévit jusque dans les banlieues des métropoles européennes où se développent les sentiments d’exclusion, source d’intégrisme et de radicalisation ? Les décideurs politiques seraient-ils aveugles au point de ne voir la progression flagrante de ce mal qui ronge et dérange nos stabilités ? Moi qui suis pourtant Marocain, né au Maroc, et qui voyage souvent entre les deux rives de la Méditerranée, la contamination de l’Europe par l’Islam salafiste qui n’est pas celui de mon pays natal me saute aux yeux !

Dans des sociétés de plus en plus fragiles et en manque de repères, le désarroi fleurit et la quête identitaire se crispe (échec l’intégration, précarité de l’emploi, divers questionnements moraux, une certaine culture de l’individualisme,), que reste-t-il à la transmission du vivre-ensemble ?

La souffrance devient trop forte et nous devons l’arrêter. Non pas en projetant sur l’autre des analyses politiques étroites via la posture de quelques intellectuels et journalistes et leur indignation sélective.

Avec les derniers attentats en Catalogne, le Maroc a été mis en cause par des certains médias car ces attentats ont été commis par des personnes de nationalité ou d’origine marocaine mais vivant sur le sol européen. Certains y sont nés, d’autres sont arrivés en bas âge. En quoi le Maroc serait responsable de leurs actes abjects ? Le Maroc mène une lutte sans merci contre le terrorisme. Depuis la création en 2015 d’un Bureau central d’investigations judiciaires, le Maroc a permis de passer à un niveau supérieur en matière d’institutionnalisation de la traque anti-terroriste. Ce bureau a empêché une cinquantaine d’attentats, démantelé 300 cellules, fait arrêter et incarcérer plus de 2.000 revenants des zones sensibles, en misant parallèlement sur le déracinement de la pensée intégriste et terroriste qui passe par la déconstruction du discours obscurantiste grâce aux institutions qui mettent en place des productions scientifiques décrédibilisant les thèses des rejetons de Daesh, ce qui lui a valu la coprésidence Forum global de lutte contre le terrorisme. La stratégie du développement humain n’est pas à minimiser en elle se pointe la sortie.

En France, le président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris, Georges Fenech, spécialiste également de la lutte contre les sectes et les dérives sectaires, avait déclaré que Notre pays n’était pas préparé, maintenant il faut se préparer” et avait préconisé la création d’un tel bureau en France.

Outre la lutte contre les idéologies de haine, c’est une solide coopération qu’il convient d’initier entre les pays européens et leur Sud, qui s’impose aujourd’hui plus que jamais pour pouvoir vivre dans un monde apaisé où la violence et le terrorisme seraient radiés.

Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné » reconnait un ancien ambassadeur des USA

Assad et Poutine

Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné », reconnaît Robert Ford, ex ambassadeur des USA, dans une interview exclusive accordée à The National, média émirati basé à Abou Dhabi et mentionnée par lecourrier-du-soir.com. Le diplomate américain ne mâche pas ses mots. « La guerre se ralentit petit à petit. Assad a gagné et il restera au pouvoir. Peut-être qu’il ne sera jamais tenu responsable (des atrocités) et l’Iran sera en Syrie pour y rester. Voilà la nouvelle réalité que nous devons accepter et nous n’y pouvons pas grande chose ».
 
Nous en parlons régulièrement sur notre page Facebook. La victoire de la Syrie baasiste sur le terrain est réelle. L’armée de Bachar Al-Assad reprend de nombreuses villes à l’ouest et au sud du pays tandis que dans les airs, c’est la Russie de Poutine qui règne en maître. Au Liban, l’armée et le Hezbollah agissent de concert pour éliminer les poches djihadistes à l’est du pays et à l’ouest de la Syrie. Le jeu trouble des occidentaux sous Barack Obama, des puissances européennes membres de l’OTAN et des monarchies arabes sunnite est un échec cuisant qui se retourne diplomatiquement contre eux, ainsi que contre les sunnites qui ont massivement rejoint les rangs de Daesh et de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie).

En rouge les zones sous contrôle de Bachar Al-Assad,
En vert, les zones de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie)
En noir les zones de Daesh
En jaune les zones kurdes

 
La Mésopotamie et le Levant sont en passe d’être totalement dans la main des chiites qui regardent l’Iran comme le “Grand Frère” et les Ayatollahs d’Iran comme les dirigeants spirituels. C’est la victoire à titre posthume de l’Ayatollah Khomeiny et de son projet d’exporter la révolution islamique chiite de 1979.
 
Seul espoir pour que la région ne bascule pas totalement dans la main des Ayatollahs d’Iran : la naissance d’un Kurdistan libre et indépendant. Un référendum se tiendra à cet égard le 25 septembre prochain pour l’autonomie du Kurdistan irakien.
 
Pas sûr cependant que la Turquie de Erdogan voit cette autonomie d’un très bon œil, elle qui comporte en son sein 21 millions de kurdes parmi ses 80 millions de citoyens. La Turquie pourrait aussi décider d’entrer de plain-pied en Irak pour empêcher ce projet, elle qui occupe déjà la partie nord de la Syrie dans le district d’Azaz, ce qui ferait prendre une nouvelle dimension à la guerre de Mésopotamie qui dépasse déjà le cadre d’une guerre régionale.
 
Source : 
http://lecourrier-du-soir.com/2017/08/29/guerre-en-syrie-bachar-al-assad-a-gagne-reconnait-robert-ford-ex-ambassadeur-des-usa/

Carla del Ponte fustige la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie

Dans un entretien à un journal suisse Blick, la magistrate accuse le Conseil de sécurité des Nations unies « de ne pas vouloir établir la justice » sur la situation en Syrie.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des années avec l’implication d’acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Au début, il y avait le bien et le mal. L’opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal », estime Carla Del Ponte. Désormais, « tous en Syrie sont du côté du mal. Le régime a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et a utilisé des armes chimiques. Et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes », juge-t-elle.

« Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n’en ai pas vu au Rwanda, ni dans l’ex-Yougoslavie. »

Source :

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/06/je-suis-frustree-j-abandonne-carla-del-ponte-fustige-la-commission-d-enquete-de-l-onu-sur-la-syrie_5169325_3210.html#zXqZtE3c1fpMB02X.99