Carla del Ponte fustige la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie

Dans un entretien à un journal suisse Blick, la magistrate accuse le Conseil de sécurité des Nations unies « de ne pas vouloir établir la justice » sur la situation en Syrie.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des années avec l’implication d’acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Au début, il y avait le bien et le mal. L’opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal », estime Carla Del Ponte. Désormais, « tous en Syrie sont du côté du mal. Le régime a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et a utilisé des armes chimiques. Et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes », juge-t-elle.

« Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n’en ai pas vu au Rwanda, ni dans l’ex-Yougoslavie. »

Source :

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/06/je-suis-frustree-j-abandonne-carla-del-ponte-fustige-la-commission-d-enquete-de-l-onu-sur-la-syrie_5169325_3210.html#zXqZtE3c1fpMB02X.99

Avec LREM, bon retour en République populaire de Pologne !

Dans un post sur sa page Facebook de ce 18 mai 2017, Daniel Vaillant, ancien ministre de l’intérieur du gouvernement Jospin, candidat PS au législatives, annonce qu’il se présentera sous l’étiquette « majorité présidentielle » alors qu’il n’a pas été investi par LREM [1].

On se croirait en République populaire de Pologne avant la chute du Mur de Berlin. Avant 1989, la Pologne était une république assujettie à l’URSS. Elle n’avait pas juridiquement son indépendance.
Mais les Polonais avaient quand même le droit de voter, ce qui était un héritage de la Deuxième République Polonaise (1918-1939) que les soviétiques ont bien voulu laisser aux Polonais, mais en entravant le plus possible cette liberté de vote.

Contrairement à la Russie soviétique qui était sous le régime du parti unique avec le Parti communiste, on votait en Pologne et il y avait donc un pluripartisme. Il y avait trois grands partis politiques qui se répartissaient le pouvoir dans la période 1948-1989 : le parti démocratique polonais, le parti paysan unifié et le parti ouvrier unifié. La Pologne avait donc en apparence des élections démocratiques et un mode pluripartiste. Mais les jeux d’alliances, les combines politiciennes et la vassalisation juridique à Moscou empêchait toute politique indépendante dans l’intérêt propre des Polonais. Les polonais ne pouvait donc jamais voter contre le Pacte de Varsovie de 1955 groupant les pays d’Europe de l’Est avec l’URSS.

Et bien c’est ce que nous sommes en train de vivre désormais en Europe occidentale et notamment en France. L’idéologie dominante pro-européiste-mondialisée et la volonté carriériste sont tellement fortement ancrés dans les partis LR-EM-MODEM-PS-UDI-EELV-PCF qu’elle transcende les clivages de partis au service d’un même programme pour la Nation, au point qu’il n’est pas abusif de considérer que nous sommes de facto entrés depuis 40 ans dans un régime de parti unique.
Pendant la guerre froide, on avait des experts en soviétologie qui nous permettaient de voir plus clair. On aurait dû aussi créer des cours de européologie et de libérologie. Mais à la place, on a fait des cours d’économie et de droit européen pour mieux nous bourrer le crâne. C’est encore plus clair, avec un Jean-Claude Juncker qui considère qu’il « ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »[2]

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[1] https://www.facebook.com/daniel.vaillant/posts/10155360997612708?pnref=story

[2] Jean-Claude Juncker, 28 janvier 2015, Bruxelles, entretien au Figaro, dans Jean-Claude Juncker : «Pas question de supprimer la dette grecque»
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/28/20002-20150128ARTFIG00441-jean-claude-juncker-pas-question-de-supprimer-la-dette-grecque.php

Ce que Raymond Aron pensait du libéralisme économique de Friedrich Von Hayek

Raymond Aron était un sociologue, un philosophe et un homme qui s’est engagé très tôt dans la Résistance en rejoignant De Gaulle à Londres. Ayant été témoin de la montée du fascisme en Allemagne et en France, il a passé sa vie à critiquer les idéaux totalitaires qui pouvaient nuire aux sociétés libertés, comme l’idéal d’une société marxiste. Mais tout en étant un critique lucide de Marx et en se définissant comme libéral sur le plan politique, Raymond Aron était un farouche critique du libéralisme sur le plan économique. Raymond Aron était en particulier opposé à l’idéologie ordolibérale de Friedrich Von Hayek décrite dans son livre « La Route de la Servitude » (1944) qui est un livre incontournable pour les néo-libéraux. Pour mémoire, Hayek était le mentor de Milton Friedman et de Margaret Thatcher, mais il était également consulté par le comité de rédaction du Traité de Rome instituant la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1957.

Dans les cours qu’il donnait à l’ENA en 1952 et publiés en 1997 en Livre de poche, Raymond Aron expliquait déjà que le libéralisme économique portait les germes d’une société totalitaire qui ne pouvait s’imposer aux peuples que de manière non démocratique :

« La compétition pour l’exercice du pouvoir, c’est-à-dire la démocratie politique, paraît, à la longue, incompatible avec le libéralisme économique. La plus grande erreur des libéraux, me semble-t-il, est d’avoir cru que le libéralisme politique et le libéralisme économique allaient de pair. Je pense que le libéralisme politique, si on définit ainsi le système électoral, parlementaire, de compétition pour l’exercice du pouvoir, conduit de manière presque fatale à un système d’économie partiellement dirigée et partiellement socialiste. Personnellement, je crois que si l’on voulait, à l’époque moderne, avoir un système économique libéral tel que le souhaitent M. von Hayek ou M. Jacques Rueff, il faudrait la dictature politique. »

Raymond Aron, Introduction à la philosophie politique, Paris, Le livre de poche, p. 127

 

La chronique du Chouan – Lettre ouverte au citoyen Macron

Jean-Baptiste Collomb (de Gombert), notre ami, chroniqueur et Chouan donne un coup de trique à Emmanuel Macron…Comme il aime à le chanter : « Macron s’enfuit en vain, au premier réverbère… »

La méfiance du parlementarisme par les Pères fondateurs de l’Europe

On parle souvent de « déficit démocratique » et de « défiance » des citoyens à l’égard de l’Union européenne. Mais cette défiance de l’Union européenne à l’égard des citoyens se vérifie dès ses origines, en particulier sur la grande méfiance des Pères fondateurs de l’Union européenne à l’égard des Parlements nationaux chargés de représenter les peuples… en particulier l’Assemblée nationale française !

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Le Front National, nouveau bouclier des juifs contre l’islamisme en France…vraiment ?

Marine Le Pen faisant un bisous à son père lors d’un meeting le 1er mai 2012. Dur de se couper de ses racines… ©Blandine Le Cain, Wikimedia Commons

Depuis que Marine Le Pen a affirmé, le 22 avril 2014, que le Front National était le « meilleur bouclier » pour protéger les juifs contre l’islamisme et la montée de l’antisémitisme dans les banlieues, l’idée a fait son chemin au point que l’on compte aujourd’hui plus de juifs qui envisagent de voter Le Pen qu’en 2012. Pour autant, si la formule a l’intelligence de toucher au cœur des attentes de la communauté juive, elle ne saurait séduire au-delà de sa pédagogie, tant la réalité va à l’encontre de ce qu’elle promet. Explications.

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L’Esprit de l’Ascenseur – Le Populisme #001

Que penser de la montée des populismes dans les démocraties occidentales ? Éléments de réponse dans ce dialogue entre Yoan et Jean-Baptiste, avec Julia à la technique.

 

Emission enregistrée le 6 mars 2017

Bonjour tout le monde !

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Turquie : Référendum le 16 avril 2017 sur le régime présidentiel

Au pouvoir de plus de 10 ans à la tête de la Turquie et ne pouvant plus être premier ministre, le président de la République Turque Recep Tayyip #Erdogan organise un référendum le 16 avril 2017 pour remplacer le régime parlementaire actuel de la Turquie en un régime présidentielle. Une façon supplémentaire pour Erdogan de concentrer tous les pouvoirs suite au putsh raté du 16 juillet 2016. Depuis ce putsh raté, Erdogan a fait fermer plusieurs journaux turcs dont le principal quotidien Zaman, licencie et emprisonne sur des procès expédiés des milliers de fonctionnaires, journalistes, universitaires. De même, Erdogan se rapproche de plus en plus du #Hamas et des fondamentalistes islamistes.

Dans cette campagne pour le référendum constitutionnel, Erdogan est en pleine surenchère verbale et menace ouvertement l’Europe en traitant les pays européens de « fascistes » et de « nazis », notamment parce que l’Union européenne a refusé la libéralisation du régime des visas d’entrée dans l’Union européenne aux citoyens turcs. Erdogan menace également de « déverser » plus de 2 millions de migrants sur l’Union européenne.

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170211-turquie-referendum-le-16-avril-2017-le-regime-presidentiel-erdogan

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