Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné » reconnait un ancien ambassadeur des USA

Assad et Poutine

Guerre en Syrie : « Bachar Al-Assad a gagné », reconnaît Robert Ford, ex ambassadeur des USA, dans une interview exclusive accordée à The National, média émirati basé à Abou Dhabi et mentionnée par lecourrier-du-soir.com. Le diplomate américain ne mâche pas ses mots. « La guerre se ralentit petit à petit. Assad a gagné et il restera au pouvoir. Peut-être qu’il ne sera jamais tenu responsable (des atrocités) et l’Iran sera en Syrie pour y rester. Voilà la nouvelle réalité que nous devons accepter et nous n’y pouvons pas grande chose ».
 
Nous en parlons régulièrement sur notre page Facebook. La victoire de la Syrie baasiste sur le terrain est réelle. L’armée de Bachar Al-Assad reprend de nombreuses villes à l’ouest et au sud du pays tandis que dans les airs, c’est la Russie de Poutine qui règne en maître. Au Liban, l’armée et le Hezbollah agissent de concert pour éliminer les poches djihadistes à l’est du pays et à l’ouest de la Syrie. Le jeu trouble des occidentaux sous Barack Obama, des puissances européennes membres de l’OTAN et des monarchies arabes sunnite est un échec cuisant qui se retourne diplomatiquement contre eux, ainsi que contre les sunnites qui ont massivement rejoint les rangs de Daesh et de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie).

En rouge les zones sous contrôle de Bachar Al-Assad,
En vert, les zones de Jabbat Al-Nosra (Al-Qaïda en Syrie)
En noir les zones de Daesh
En jaune les zones kurdes

 
La Mésopotamie et le Levant sont en passe d’être totalement dans la main des chiites qui regardent l’Iran comme le « Grand Frère » et les Ayatollahs d’Iran comme les dirigeants spirituels. C’est la victoire à titre posthume de l’Ayatollah Khomeiny et de son projet d’exporter la révolution islamique chiite de 1979.
 
Seul espoir pour que la région ne bascule pas totalement dans la main des Ayatollahs d’Iran : la naissance d’un Kurdistan libre et indépendant. Un référendum se tiendra à cet égard le 25 septembre prochain pour l’autonomie du Kurdistan irakien.
 
Pas sûr cependant que la Turquie de Erdogan voit cette autonomie d’un très bon œil, elle qui comporte en son sein 21 millions de kurdes parmi ses 80 millions de citoyens. La Turquie pourrait aussi décider d’entrer de plain-pied en Irak pour empêcher ce projet, elle qui occupe déjà la partie nord de la Syrie dans le district d’Azaz, ce qui ferait prendre une nouvelle dimension à la guerre de Mésopotamie qui dépasse déjà le cadre d’une guerre régionale.
 
Source : 
http://lecourrier-du-soir.com/2017/08/29/guerre-en-syrie-bachar-al-assad-a-gagne-reconnait-robert-ford-ex-ambassadeur-des-usa/

Carla del Ponte fustige la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie

Dans un entretien à un journal suisse Blick, la magistrate accuse le Conseil de sécurité des Nations unies « de ne pas vouloir établir la justice » sur la situation en Syrie.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des années avec l’implication d’acteurs régionaux, de puissances étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Au début, il y avait le bien et le mal. L’opposition du côté du bien et le gouvernement dans le rôle du mal », estime Carla Del Ponte. Désormais, « tous en Syrie sont du côté du mal. Le régime a perpétré de terribles crimes contre l’humanité et a utilisé des armes chimiques. Et l’opposition n’est désormais composée que d’extrémistes et de terroristes », juge-t-elle.

« Croyez-moi, des crimes horribles comme ceux commis en Syrie, je n’en ai pas vu au Rwanda, ni dans l’ex-Yougoslavie. »

Source :

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/06/je-suis-frustree-j-abandonne-carla-del-ponte-fustige-la-commission-d-enquete-de-l-onu-sur-la-syrie_5169325_3210.html#zXqZtE3c1fpMB02X.99

Turquie : Référendum le 16 avril 2017 sur le régime présidentiel

Au pouvoir de plus de 10 ans à la tête de la Turquie et ne pouvant plus être premier ministre, le président de la République Turque Recep Tayyip #Erdogan organise un référendum le 16 avril 2017 pour remplacer le régime parlementaire actuel de la Turquie en un régime présidentielle. Une façon supplémentaire pour Erdogan de concentrer tous les pouvoirs suite au putsh raté du 16 juillet 2016. Depuis ce putsh raté, Erdogan a fait fermer plusieurs journaux turcs dont le principal quotidien Zaman, licencie et emprisonne sur des procès expédiés des milliers de fonctionnaires, journalistes, universitaires. De même, Erdogan se rapproche de plus en plus du #Hamas et des fondamentalistes islamistes.

Dans cette campagne pour le référendum constitutionnel, Erdogan est en pleine surenchère verbale et menace ouvertement l’Europe en traitant les pays européens de « fascistes » et de « nazis », notamment parce que l’Union européenne a refusé la libéralisation du régime des visas d’entrée dans l’Union européenne aux citoyens turcs. Erdogan menace également de « déverser » plus de 2 millions de migrants sur l’Union européenne.

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20170211-turquie-referendum-le-16-avril-2017-le-regime-presidentiel-erdogan