La cérémonie funéraire de Johnny et la chronique d’une haine ordinaire de Libé

Chronique d’une haine ordinaire chez Libération avec ce billet de Luc Le Vaillant, chef de la rubrique « Portrait », qui incendie Johnny et la ferveur populaire l’entoure. Pour mieux idôlatrer une République laïcarde dévoyée de ses principes et déracinée de toute origine chrétienne alors que la France n’est pas née en 1905, Luc Le Vaillant dresse un bûcher pour le cadavre de Johnny Hallyday, sa famille, ses fans et la cérémonie de son enterrement catholique.

« Le plus intéressant dans cette cérémonie est qu’elle témoigne de la difficulté de la République à imaginer des codes et des rituels en matière funéraire. La mort reste la chasse gardée de la religion, même si on applaudit désormais la sortie du cercueil et si chacun joue sa partition éplorée au-delà des cantiques référencés. Face au jansénisme protestant, au silence judaïque et à la prudence d’un islam controversé, le catholicisme sait faire valoir ses atouts historiques pour emporter la mise au sein de la société du spectacle. Il peut compter sur son patrimoine immobilier chamarré, sur ses tenues d’une excentricité gender comme sur ses objets du culte dorés sur tranche. » écrit-il.

Mais la République n’a pas à se substituer aux religions en matière funéraire espèce de haineux ! Toi qui te prétends défendre la laïcité, la laïcité n’est-ce pas la neutralité de l’État ? La laïcité, n’est-ce pas à la base le respect des croyances et le droit pour tous de pratiquer sa religion ? A moins que toi, journaliste professionnel du quotidien de référence de « gauche », tu ne sois pas « neutre » (euphémisme) à ce que Johnny et sa famille soient croyants et catholiques ?

Tu te réclames des Lumières ? Alors retiens que les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen disposent que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. ». De même, si depuis la loi de 1905 l’Etat est neutre et ne reconnaît aucun culte, il ne les ignore pas non plus.

Et non, il n’y a pas eu de confusion des genres entre la République et la cérémonie catholique. Macron a fait son discours à l’extérieur de l’église de la Madeleine, ce qui était sa juste place conformément au protocole républicain, et en plus face à l’immense public qui était présent pour lui rendre hommage à l’immense artiste qu’il était.